En écho à l’Affaire Wehrling : petit historique de « l’Affaire »…
Suite à ma volonté de relancer le projet de barrage de Chambonchard ou toutes autres retenues de substitution, afin de constituer des réserves d’eau lorsqu’elle tombe en abondance, j’avais sollicité Madame Nelly Ollin, Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, dans une question orale au Sénat.
A cette occasion, j’avais évoqué à Mme Ollin le problème du changement climatique et des enjeux de l’eau, tant en termes de gestion qualitative que quantitative.
Apparemment, cela n’a pas plu aux élus Verts qui, plutôt que de débattre sur le sujet et d’expliquer pourquoi ils y étaient opposés, ont préféré s’en prendre à mon activité professionnelle et à ma famille, en venant illégalement sur une exploitation privée, pour y dénoncer l’irrigation qui est pourtant légalement autorisée depuis plus de 20 ans.
J’ai estimé que face à ces attaques personnelles, il fallait avoir suffisamment de courage pour dénoncer les agissements illégitimes et sournois de ceux qui jouent les donneurs de leçons, tantôt contre les Maires, tantôt contre les agriculteurs ou les chasseurs, lesquels sont d’ailleurs venus nombreux pour me soutenir.
Le numéro 1 des Verts savait qu’il allait perdre, c’est pourquoi il a sorti tout le ban et l’arrière ban de se amis, dans le seul but d’éviter un débat sur le fond, c’est-à-dire sur la question de la diffamation, M. Wehrling étant tout simplement incapable d’apporter la preuve de ce qu’il avait dit à mon encontre.
Nous vivons malheureusement dans un monde où tous les coups bas sont permis, où l’on utilise la délation, l’inquisition, le discrédit et autres procédés dignes des périodes sombres de notre Histoire. Je continuerai à me battre contre ce terrorisme intellectuel et ce véritable harcèlement moral. On ne me détournera pas du chemin que j’ai choisi : celui de l’action et du courage.
C’est dans le cadre de cette affaire privée, qui n’intéressait que ma famille, que nous avons eu la surprise d’apprendre, la veille de l’audience, la présence de la candidate à l’élection présidentielle Dominique Voynet, citée en tant que témoin. J’étais d’ailleurs content de voir Madame Voynet à Châteauroux, car je ne l’ai pas beaucoup vue dans l’Hémicycle au Sénat, notamment lors de la récente discussion du projet de loi sur l’eau où elle est restée 10 minutes, sans même attendre la réponse du Ministre…
Face à la perspective de transformer ce qui était une audience judiciaire à caractère privé en un véritable cirque médiatico-électoral, Maître Tanton a fait le choix de se désister pour protéger ma famille face à un débat de pure polémique politicienne que voulaient les Verts. Et puis je n’allais tout de même pas contribuer à la campagne présidentielle de Madame Voynet, dont je ne partage ni l’intégrisme ni le dogmatisme !
Tout en étant ouvert à un vrai débat, je n’ai pas de leçons à recevoir des Verts. J’ai été l’un des premiers à créer des retenues collinaires pour récupérer l’eau l’hiver, à replanter des haies, à pratiquer une agriculture raisonnée.
Je continuerai à faire des propositions concrètes pour l’amélioration de la ressource en eau, dans l’intérêt de tous, comme je l’ai fait au Sénat dans le cadre de la loi sur l’eau, que je suis fier d’avoir votée, ce qui n’est pas le cas des Verts… Et nous sommes nombreux à raisonner en ce sens, comme en témoigne l'article publié dans l’Information agricole du Cher du 29 septembre 2006.
Rémy POINTEREAU |