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L’EDITO
ACTIF ET PRESENT
Depuis le lancement de notre premier numéro en mai dernier, l’actualité de notre association – en phase avec celle du département - a été riche en évènements. Nos trois commissions de travail thématiques (" sociale ", " économie ", " aménagement du territoire et services publics ") se sont réunies pour débattre de nombreux sujets qui engagent durablement l’avenir du Cher : quels contrats aidés pour quels emplois ? Quelles stratégies pour faire rebondir nos entreprises, et créer de l’activité ? Quels services publics dans nos territoires à l’horizon 2010 et au delà?
Vous étiez nombreux - plus de 150 - à Orval, le 10 juin dernier, pour faire la synthèse de ces travaux et ébaucher des solutions et des perspectives pour un projet d’avenir, conforme aux attentes des habitants du Cher. Le débat a comme toujours été nourri, riche et varié : vos précieuses contributions ont alimenté la réflexion de nos élus, notamment des conseillers généraux, qui ont pu s’en inspirer lors de la session du Conseil général qui a suivi, les 27 et 28 juin.
Que chacun en soit remercié, et que chacun reste mobilisé pour notre département et pour son avenir !
Nous en reparlerons très bientôt…
Rémy POINTEREAU, Président de Cher Avenir
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MOBILISATION POUR L’EMPLOI
Notre département comptait, au 1er juin 2005, 11 110 demandeurs d’emplois.
Les conseillers généraux membres de Cher Avenir ont demandé, lors de la dernière session du Conseil général, que soient mis en œuvre sans délai les nouveaux dispositifs d’aide au retour à l’emploi : Contrats d’Insertion Revenu Minimum d’Activité (CI-RMA) et Contrats d’Avenir (prévus par la loi Borloo de Cohésion sociale de février 2005). Car si les différentes mesures d’assistanat permettent de survivre, c’est d’abord et surtout grâce à un travail que l’on peut véritablement redonner une dignité à tous ceux de nos concitoyens qui sont en situation d’exclusion.
Par ailleurs, les élus de l’opposition ont émis le vœu de mettre en place des Maisons de l’emploi, qui permettraient de mieux associer tous les acteurs de la lutte contre le chômage, et d’améliorer l’accès aux offres pour les demandeurs : ce vœu n’a malheureusement pas été entendu par la majorité en place.
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SERVICES PUBLICS : INNOVER POUR DURER
Le Conseil Général du Cher avait innové, fin 2003, en lançant un projet de Maisons de services à la population, pour répondre au défi du renouvellement de l’offre de services dans nos territoires ruraux. Suivie d’une grande concertation en février 2004, cette initiative a depuis été gelée… Une Commission « services publics et au public » a été instaurée par le département mais malheureusement on attend toujours qu’elle formule des propositions concrètes en la matière. C’est d’autant plus dommage que la loi « territoires ruraux » de février 2005 encourage ce genre d’initiatives. Car soyons lucides, il faut inventer de nouveaux partenariats, de nouvelle formules, sans avoir peur d’innover. C’est à cette seule condition que nous pourrons prétendre préserver, mais plus encore améliorer nos services publics.
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SECURITE ROUTIERE…A DEUX VITESSES !
Le lancement par le Conseil général en 2002 de l’aide à la conduite accompagnée (305€) avait connu un succès incontestable. Avec l’alternance d’avril 2004, on pouvait espérer une certaine continuité dans cette mobilisation pour la sécurité routière de la part de M. Rafesthain. Celui-ci prétendait en effet, lors de ses vœux du 5 janvier dernier " poursuivre les efforts sur les routes et renforcer la conduite accompagnée auprès des jeunes ".
Peine perdue ! Cette aide est désormais soumise à conditions de ressources… La mort d’un jeune ou son invalidité à vie dans un accident de la route n’est elle pas pourtant toujours une catastrophe, quelles que soient les ressources de ses proches ?
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LICENCE SPORTIVE : LA COURSE D’OBSTACLES…
Oxy-jeunes, le chéquier loisirs/culture/sport de 48 € mis en place en 2003 pour tous les jeunes de 14 à 16 ans, est abandonné par la nouvelle majorité du Conseil général.
Un système d’aide à l’acquisition de la licence sportive compliqué (15, 30 ou 60€ selon les ressources) et donc coûteux à gérer, a été instauré. Pour des licences le plus souvent de 30€, pourquoi prévoir 60 € qui ne seront jamais utilisés?
Ce dispositif est mal conçu : c’est pourquoi les élus de l’opposition ont proposé, en session, de le simplifier. Sans être entendus pour l’instant…
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AGRICULTURE : ADIEU LA PRECISION
En session le 27 juin dernier, le Conseil général a mis un coup d’arrêt à l’aide à l’agriculture de précision, qui avait été initiée par l’ancienne majorité. Il s’agissait de favoriser l’expérimentation de techniques de pointe (irrigation ciblée en fonction des besoins, suivi par satellite, etc.), visant à une utilisation optimisée des ressources naturelles (eau) et des traitements organiques (engrais, désherbants). Les élus de l’opposition ont regretté cet enterrement de première classe, en soulignant qu’à l’heure où notre modèle agricole se voit remettre en cause à l’échelle européenne, il serait bon de ne pas négliger certaines pistes de développement futur : encourager l’agriculture de précision répondait à cette attente.
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FINALEMENT…
Nombreux sont les Français qui se demandent pourquoi ils sont toujours assez riches pour payer des augmentations d’impôts ou de cotisations et jamais assez pauvres pour bénéficier des allocations et des aides…Il nous faut trouver des solutions pour mieux tendre la main à tous ceux qui en ont besoin, sans pour autant pénaliser et décourager tous ceux qui travaillent.
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