Démographie médicale: il est temps d'agir!
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 Parmi les nombreux facteurs qui conditionnent l'avenir de notre département, son attractivité et le bien-être de ses habitants au quotidien, Cher Avenir s'est de longue date penchée sur le phénomène préoccupant de la désertification médicale. De quoi s'agit-il? Quelles sont les pistes d'action pour enrayer le processus et inverser la tendance? Quelques éléments de réponse, au plus près de l'actualité départementale.
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Une tendance inquiétante
Un certain nombre de territoires, en France et notamment dans le Cher, ne bénéficient plus d'une couverture médicale suffisante. La pyramide des âges des praticiens est élevée, et les jeunes diplômés ont tendance à hésiter avant de choisir de s'installer dans nos campagnes, alors que d'autres territoires (l'Ile de France et certaines régions littorales, notamment) sont en contraire en situation de sureffectifs médicaux par rapport à la moyenne de l'Hexagone.
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Pour inverser la tendance, explorer toutes les pistes
Pour inverser la tendance, tout le monde s'accorde pour dire qu'il n'existe pas de "solution miracle", simple et unique, mais plutôt un panel de solutions complémentaires qui doivent être conjuguées. C'est dans ce contexte que le Sénateur du Cher Rémy Pointereau a récemment interrogé, à deux reprises, le Gouvernement sur deux aspects qui concernent la lutte contre ce phénomène de désertification médicale:
Dans une première question, le 27 septembre, M. Pointereau indiquait notamment que "nous assistons aujourd'hui à un phénomène de concentration de cabinets médicaux et de transferts d'entreprises, notamment issues du milieu rural, qui s'installent dans les zones franches urbaines (...) alors que, dans le même temps, nos territoires ruraux les plus fragiles ne parviennent pas à attirer suffisamment les artisans, les commerçants et les médecins. Or il suffirait de bien cibler les territoires les plus sensibles et les secteurs les plus en difficulté pour améliorer les conditions d'accès aux exonérations fiscales dans les zones de revitalisation rurale." > Voir le texte intégral de la question et de la réponse ministérielle apportée au Sénateur Pointereau.
Le 19 octobre dernier, dans le contexte de l'élaboration du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, le Sénateur du Cher évoquait par ailleurs la difficulté de "concilier le respect du principe de la liberté d'installation avec la nécessité tout aussi impérieuse de répondre aux préoccupations concrètes des Français, qui sont en droit de prétendre, partout sur le territoire, à une médecine de proximité". Et de demander à la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement entend articuler cette réforme. > Voir le texte intégral de la question et de la réponse ministérielle du 19 octobre 2007.
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Sur le terrain départemental, rappelons aussi que les élus du Groupe Avenir pour le Cher au Conseil général avaient déjà proposé, dès l'automne 2006, la mise en place d'un système de bourses à l'installation des jeunes médecins à l'issue de leur cursus universitaire. Sous l'impulsion des élus d'opposition, ce dispositif a fini par être voté et mis en place en 2007 et pourrait être prochainement renforcé par un nouveau volet consacré à l'accueil d'un certain nombre de professions para-médicales, dont les effectifs dans notre département suivent la même tendance préoccupante que celle des médecins. Des mesures qui devront sans doute être prolongées par un soutien à la mise en place de maisons médicales de santé, permettant aux praticiens une meilleure organisation des gardes et une meilleure mutualisation des moyens.
En parallèle de ces initiatives qui vont dans le bon sens sur un dossier qui nécessite des mesures de fond et à long terme, Cher Avenir entend poursuivre son rôle de force de réflexion et de proposition au service de l'avenir du Cher.
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