LETTRE N°34
D’ACCORD ! PAS D’ACCORD ? réagissons encore plus vite à l'actualité.

Défendons notre identité départementale, défendons le Cher !

Chers amis,

Jacques Attali, ancien conseiller de Français Mitterrand et auteur des fameuses « 110 propositions » de 1981, mentor
 de Ségolène Royal en 2007, vient de remettre officiellement au Chef de l’Etat un rapport au nom de la Commission pour la Libération de la Croissance.
Parmi les 300 mesures que M. Attali propose « pour changer la France », figure notamment la suppression des départements, qui permettrait selon lui de générer des « économies importantes ».
Déjà, en 2000, un rapport de l'ancien Premier Ministre Pierre Mauroy avait mis en cause, après bien d’autres, l’institution départementale.

Revoir, améliorer, rationaliser l’organisation administrative de notre pays, OUI! 
Mais de là à en déduire que la meilleure solution consisterait à supprimer purement et simplement les départements, NON !


En effet, les Conseils généraux ont largement démontré, depuis les premières lois de décentralisation de 1982, leur efficacité et leur utilité en tant que collectivité proche et réactive,
au service de tous les habitants :
c’est le cas non seulement bien sûr en matière d’action sociale, pour laquelle ils sont en première ligne (aussi bien pour l’aide aux personnes âgées et handicapées, l’insertion, la protection maternelle et infantile, etc.) mais aussi pour l'aménagement du territoire, la gestion des routes, l’aide aux communes, le soutien au développement économique et bien d’autres domaines encore.

Je suis heureux de constater que le Président de la République a déjà déclaré qu'il ne donnerait pas suite à une telle proposition.

Le département reste, quoi qu'on en dise, l’échelon d’identité, de proximité et de réactivité par excellence.

Sans vouloir enfoncer le clou, j’ajoute que la commission des affaires économiques et du plan du Sénat, dont je suis membre, a auditionné Jacques ATTALI le 24 janvier. J’ai pu, à cette occasion, l’interpeller sur plusieurs points.

Répondant à mes interrogations, Monsieur ATTALI m’a précisé que le maintien des départements ne remettrait pas en cause l’objectif de libération de la croissance porté par le rapport.

Il a, par ailleurs, approuvé ma réflexion sur la taille de nos régions, qui sont sans doute trop petites à l’échelle européenne, et sur la nécessité de mettre en place une représentation commune des élus siégeant dans les Conseils régionaux et dans les Conseils généraux.

Monsieur RAFESTHAIN, qui a récemment fait part de son inquiétude et a interpellé les parlementaires du Cher, par voie de presse, sur l'avenir de l'échelon départemental, ferait bien de se rapprocher de ses amis socialistes Jacques ATTALI, Pierre MAUROY et Ségolène ROYAL, qui tombent d’accord pour supprimer les départements.

Cette péripétie en rappelle cependant une autre, qui a provoqué à juste titre un certain émoi chez nos concitoyens : une réglementation européenne impose en effet la disparition, au 1er janvier 2009, de la mention des départements sur les plaques d’immatriculation.

Bien sûr, on dira qu’il ne s’agit que d’un symbole. Mais justement, c’est un symbole d’identité, qui avait aussi une valeur pédagogique pour nos jeunes. Un simple numéro, auquel les Français restent attachés (plus de 2/3 d’entre eux sont d’ailleurs hostiles à cette réforme, selon plusieurs enquêtes d’opinion récentes).

Si vous partagez notre sentiment et si vous êtes - vous aussi - attachés à la défense de notre identité, nous vous proposons ci-joint de signer l’appel à soutien que nous ferons parvenir le moment venu au Président de la République, pour lui témoigner de l’attachement des habitants du Cher à l’identité de leur département.

 

Bien sincèrement à vous,
Rémy POINTEREAU
Président de CHER AVENIR

APPEL À SOUTIEN

Le 18 :
pas seulement
un numéro d’urgence !



OUI, Je soutiens l’initiative de Cher Avenir.

Je suis convaincu que les départements sont amenés à remplir, demain comme hier, un rôle important et irremplaçable de proximité et de réactivité pour améliorer la vie quotidienne des habitants.

Je m’oppose à la disparition programmée du chiffre « 18 » sur la plaque d’immatriculation de mon véhicule, car je suis fier de mes racines et de mon territoire.

Je demande en conséquence que les pouvoirs publics dégagent une solution pour pérenniser cette marque d’appartenance à un département qui m’est cher.

NOM, PRENOM :
ADRESSE :
TEL, FAX, MEL :

SIGNATURE :


A retourner SVP à :
Cher Avenir Les Sermelles 18120 Lazenay
ou par messagerie à l’adresse contact@cher-avenir.com

CHER AVENIR - 9 rue Charles VII - 18000 BOURGES
Tél. 06 66 85 70 45 - e.mail :
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